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Historique de l'Orgue

Le 14 février 1848, Un orgue neuf de 77 rangs répartis sur 3 claviers manuels et un pédalier est construit, comprenant 12 soufflets. Proposé par les facteurs Serassi de Bergame il est installé en 1848 et sera nommé "Magnum Serrasorum Opus". Il fonctionnera jusqu'en 1899 avec beaucoup de succès. De cet orgue, restent actuellement les grandes tourelles de façade de Montre 16' et quelques jeux tels que la Flute Octaviantel'Octavin et le Hautbois du Récit.

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Le 20 juillet 1899, le conseil de fabrique confie à Florentin Martella, facteur d'orgues niçois, ancien employé de la Maison Cavaillé-Coll. Le projet vise à construire un grand orgue de style Romantique français, doté des perfectionnements les plus modernes de l'époque, servi par ses illustres titulaires: Charles-Marie Pollet et Albert Ribollet. L'instrument est installé en 1901 et inauguré le 16 décembre par le célèbre organiste Louis Vierne, très fraichement nommé à la cathédrale Notre Dame de Paris. De cet instrument reste le corps principal du buffet et une grande partie de la tuyauterie du Récit (70%), du Grand Orgue (35%) et du Pédalier (50%).

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En 1974, l'instrument actuel, est construit par les facteurs d'orgue français Jean-Loup et Robert Boisseau réalisé sur les plans de Pierre Cochereau d'après un cahier des charges très intéressant en particulier au niveau de sa composition sonore. "Aucun instrument sur le territoire national ne témoigne à ce point de l’intervention de cette figure de proue de l’orgue français dans la facture d’orgues, à l’exception, mais dans une mesure moindre, du Grand-Orgue de Notre-Dame de Paris". Nous devons cette exception française au plan de travaux établi par Pierre Cochereau, dont il est saisissant de constater combien la mémoire est toujours aussi vivace chez les jeunes générations d’organistes. Pierre Cochereau et Robert Boisseau ont conçu un instrument dans le fil de l'esthétique habituellement désignée comme néo-classique, mais, ici, abstraction faite du diapason et du tempérament, d'un caractère néo-baroque affirmé assurant agréablement les mélanges classiques, ce caractère affirmé se mariant toutefois remarquablement bien avec un fond symphonisant respectant l'œuvre première de Martella. La réussite de tels mariages est si rare qu'il semble naturel de conserver ce témoin d'une taille exceptionnelle si justement ouvert à une variété de répertoires ailleurs difficilement compatibles sur le même instrument. Cette famille de facteurs d’orgues a marqué son époque par la réalisation d’instruments typés dans lesquels un grand soin était apporté au son, dans une démarche de retour aux principes de l’harmonie de type classique. Si cette démarche s’inscrit dans le courant néo-classique de l’époque des années 1960-70 qui n’a pas livré que des chefs-d’œuvre, l’orgue Boisseau de la cathédrale de Nice s’inscrit dans le cadre des réalisations les plus marquantes et mérite à ce titre d’être respecté en raison de ses réelles qualités musicales. Il s'agit d'un orgue néo-Baroque possédant 70 jeux répartis sur 4 claviers manuels et pédalier.

Les organistes titulaires historiques: Charle-Marie Pollet (de 1901 à 1913), Albert Ribollet (de 1913 à 1962, Jean Wallet (de 1962 à 2004), succédé récemment par Stéphane Eliot en 2020.

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